B. MONS HAINAUT 75:73 USL - N3 B (2015/16)
MATCH
W-E 17 & 18/10/2015
B. MONS HAINAUT
75 : 73
USL - N3 B (2015/16)
16-10-2015 20:00

MONS-LAMBUSART (ce soir, 20h) 

Gonsette incertain pour Mons-Hainaut

Gonsette souffre de l’épaule.

Deux premières victoires après autant de revers concédés d’entrée de jeu puis un nouveau faux pas (chez le dernier !) avant de renouer avec un niveau de jeu bien meilleur contre Willebroek : le parcours de Lambusart ressemble fort à des montagnes russes. Willebroek n’est en effet pas le premier cador présumé à mordre la poussière sur le Wainage cette saison. Wevelgem et surtout Ypres en ont fait l’amère expérience au mois d’août. La défaite contre Nivelles devant être mise à part, le seul véritable faux pas concerne Geel il y a quinze jours. On comprend dès lors que Frédéric Priels insiste sur la bonne attitude à afficher, ou plutôt à conserver ce soir à Mons-Hainaut. « Cette équipe ne doit pas être prise de haut. Plusieurs joueurs, comme Van Caeneghem, font partie du noyau de la division 1 montoise. L’oublier reviendrait à présenter la corde devant servir à nous pendre. Au contraire, un maximum de concentration sera nécessaire pour ne pas laisser l’adversaire s’enflammer ou en tout cas laisser passer l’orage en évitant les dégâts. Une défense agressive et le contrôle du tempo seront primordiaux. Les Montois chercheront à imposer un rythme élevé. Leur emboîter le pas reviendrait à tomber dans le piège. Il faut au contraire les faire travailler au maximum en défense quand une conclusion rapide n’est pas possible. Bien faire circuler la balle, pour s’octroyer de bonnes fenêtres de tir, et peser au rebond offensif permettraient déjà de les ralentir, en assurant un repli efficace. »

Une seule interrogation est à déplorer dans le camp de l’Union Sportive : Kevin Gonsette s’est fait mal à l’épaule samedi passé. « Ki va mieux mais il passe une échographie ce vendredi. »

Dom A.


Les Montois ont dû lutter jusqu’au bout 

Mons 2 75
Lambusart 73 

À peine remaniée à l’entresaison, l’équipe de Lambusart a démontré de belles qualités dans l’organisation du jeu, lui permettant de rester en contact permanent durant la première mi-temps avec une équipe montoise toujours privée des services de Valery Fourneau. Les hommes de Frank Demeulemeester avaient été solidement ennuyés par la zone des Carolos, la précision des shoots laissant parfois à désirer.

Les visiteurs furent néanmoins pris à froid par des Montois qui se détachèrent à 13-6 suite à deux belles actions de Houdart, mais l’écart allait vite fondre, les Montois ne parvenant pas à trouver des solutions face à la zone, quoique disposant de deux points de fixation intéressants dans la raquette avec Fredercic et Van Caeneghem. Après 18-16, un dunk de Nesbitt mettait un peu de piment à la rencontre et l’écart restait stable à la 10 e : 26-24.

Malgré une supériorité manifeste au rebond, les Montois ne parvenaient pas toujours à faire le trou (30-30 à la 25 e et 39-36 à la 28 e ) mais un dunk de Vancaenegehm, consécutif à un caviar de Houdart, amenait 41-36 à la 38 e . Au repos le score de 41-39 semblait équitable, Lambusart ayant fait parler son expérience face à des Montois encore trop tendres.

À la 25 e , Belli écopait d’une faute technique et l’écart montait pour la première fois à huit points (52-44), le coach visiteur tentant d’enrayer l’hémorragie par un temps mort, reprochant notamment à ses joueurs de « jouer en marchant ». Incapable de reproduire leur jeu de première mi-temps (la défense montoise s’étant aussi améliorée…), les visiteurs commençaient à perdre leur basket au point que le 58-48 qui scellait le troisième quart-temps semblait tout à fait logique.

beau baroud d’honneur

Courageux, les Lambusartois tentaient de garder le contact (67-59 à l’entrée du money time), mais les Montois restaient bien dans le match. Le temps mort lambusartois à 71-61 (37 e minute) consécutif à la sortie de Houdart, relança le suspense, Frank Demeulemeester devant à son tour craquer un temps mort à 71-67. Mons l’emportait, mais dans la douleur. 

Serge Cotulelli


N3 – Lambusart a eu peur pour son meneur 

Di Francesco deux fois dans les pommes !  

Mons-Hainaut 75
Lambusart 73

USL : G. Bastianini 3, Gonsette 2, Di Francesco 15, A. Bastianini 6, Poulain 19, Nesbitt 9, Debèque 4, Bastien, Belli 3, Michielin 12.

Jeudi, Carlo Di Francesco est tombé dans les pommes après l’entraînement. Embarqué à l’hosto, il avait pu en sortir rapidement pour coucher chez lui. Fin du troisième quart, alors qu’il était en train de livrer un bon match, le meneur est à nouveau tombé dans les pommes. Fred Priels n’a évidemment pris aucun risque. Il semblerait que cela soit dû à un problème à la thyroïde. Malgré ce coup dur, l’US est resté dans le coup jusqu’au bout, mais n’a pas été aidé par l’arbitrage pour s’incliner. « D’un autre côté, le verdict est mérité. Nous sommes tombés dans le piège des jeunes de Mons, nous n’avons pas assez maîtrisé le tempo des échanges », avoue le coach, Fred Priels. 

Dom A.


Di Franceso se prend pour Newton

Carlo Di Francesco est tombé dans les pommes à deux reprises.

Carlo Di Francesco est tombé dans les pommes à deux reprises.-ÉdA – Frédéric de Laminne 

Mons-Ht. 75 - Lambusart 73

26-24, 15-15, 17-9, 17-25

USL: G. Bastianini 3, Gonsette 2, Di Francesco 15, A. Bastianini 6, Poulain 19, Nesbitt 9, Debèque 4, Bastien, Belli 3, Michielin 12.

Ce match a débuté la veille, lors du dernier entraînement de la semaine. Au terme de celui-ci, Carlo Di Francesco était tombé une minute en syncope. L’ambulance fut appelée. Par simple prudence, semblait-il, puisque le meneur ne dut pas passer la nuit à l’hôpital. Dès lors, vendredi, le Ransartois de Bruxelles tint sa place, plutôt bien, jusqu’à ce qu’il tombe une nouvelle fois dans les pommes à la reprise. À la 34e, le garçon vint taper sur l’épaule du coach pour lui signaler qu’il était prêt à remonter au jeu. Frédéric Priels s’est évidemment abstenu, quand bien même cela aurait probablement changé la donne finale. Encore que le camp lambusartois s’est amèrement plaint, au coup de sifflet final, de quelques décisions arbitrales lourdes de sens, dans le money-time, alors que tout reste possible. Van Caeneghem hérite ainsi de deux lancers alors qu’il y avait double dribble et que, sur la faute, il ne tirait pas.

Dans les dernières secondes, Lambusart doit attendre sa troisième faute pour qu’enfin la sanction tombe et que le chrono soit stoppé.

À l’USL, où l’on ne parle jamais des refs, il n’était question que de cela, un parallèle étant fait avec des incidents passés ayant impliqué l’impayable papa de Carlo. Ceci dit, Lambusart n’est jamais parvenu à contrôler le tempo des échanges.


Un coach scandalisé sur le Wainage

Fred Priels n’a pas apprécié la prestation de ses hommes mais il a trouvé scandaleuse celle des arbitres.

Fred Priels n’a pas apprécié la prestation de ses hommes mais il a trouvé scandaleuse celle des arbitres.-ÉdA – Frédéric de Laminne

Lambusart se souviendra de son premier derby hennuyer de la saison, en espérant qu’il ne préfigure pas le prochain, samedi prochain contre le Spirou B.

À Mons-Hainaut, les Rouges n’ont pas montré leur meilleur visage, sans pour autant verser dans la déconfiture totale. «Mes joueurs ont commis pour principale erreur de tenter de suivre le rythme élevé imposé par les jeunes de Mons alors que le plan de bataille prévoyait de contrôler le tempo, d’imposer un faux rythme. Là, les gars ont cavalé comme des sots», analyse Frédéric Priels.

Son équipe aurait pourtant pu revenir avec les trois points en poche. «Le chassé-croisé aurait pu nous sourire sans quelques décisions scandaleuses dans le money time. Il est toujours regrettable que les joueurs ne décident pas du sort d’une rencontre. Surtout à ce niveau de compétition. Les Montois jouent bien le coup, là n’est pas la question. Quand, sur une faute, le bénéficiaire a le temps de faire demi-tour et de se jeter en avant, il n’y a pas tir. Sur cette même action, nous faisons déjà faute dans le camp adverse puis en milieu de terrain. Mais la faute ne tombe que dans la raquette. Je ne la ramène pas souvent avec les refs. Mais il y a des limites.»

 Dom.A