USL - N3 B (2015/16) 61:63 SPIROU BASKET J.
MATCH
W-E 24 & 25/10/2015
USL - N3 B (2015/16)
61 : 63
SPIROU BASKET J.
24-10-2015 20:30

LAMBUSART - SPIROU B - N3

Interrogations avant le derby

Dominique ANCIAUX - L'Avenir 23/10/15

Le derby avait réservé son lot de tension la saison dernière. Qu’en sera-t-il cette fois?

Le derby avait réservé son lot de tension la saison dernière. Qu’en sera-t-il cette fois?-ÉdA – Adrien Gilon

Il y a un an, le duel entre Lambusart et le Spirou s’était joué sur le fil, après prolongation. Bis repetita pour les visiteurs?

Lambusart - Charleroi : Samedi - 20h30

«Les deux dernières sorties, sanctionnées par autant de défaites, soulignent le fait que nous traversons une période un peu plus délicate, reconnaît Jaume Avino, sans pour autant remettre en question l’ardeur au travail de ses jeunes. Nous nous entraînons plus que jamais avec un bel enthousiasme. Le tout est de transcrire cela en match.» Hier après-midi, le coach du Spirou B ne savait pas encore s’il pourrait compter sur Lambot et Fusek, qui pourraient être retenus avec l’équipe première qui reçoit le Limburg samedi soir.

Dans l’absolu, et Ulm l’a encore démontré, le jeune Slovaque, souvent impliqué par Jacques Stas, risque le plus de devoir faire l’impasse. «Avec ou sans eux, ce n’est plus la même chose. Jusqu’à présent, les réservistes ne sont pas parvenus à saisir l’opportunité quand elle s’est présentée. Un pas en avant de leur part serait le bienvenu si nous ne sommes pas au complet. Chez un adversaire difficile à manœuvrer, l’intensité que nous serons capables de mettre, le niveau de souffrance que nous pourrons encaisser fera beaucoup. Nous devons travailler plus dur en défense, parvenir à faire travailler plus longtemps l’adversaire. Lambusart a perdu un gros point de fixation en attaque avec Marion. Mais le danger peut venir de partout.»

Le cœur de Carlo

À tout faire, Gianni Bastianini préférerait affronter Fusek plutôt que Lambot. Pas parce qu’il n’aurait pas à se baisser pour mordre le mollet du Slovaque, «plutôt parce que la présence de Lambot influe fortement sur le jeu de son équipe et amenuise nos chances face à un adversaire jeune mais impressionnant, costaud dans tous les secteurs. Il faudra sortir un bon match, intense, pour avoir une chance de l’emporter et, en tout cas, de satisfaire un public probablement important», résume le joueur-assistant de Fred Priels, cloué au lit depuis mardi.

Et Di Francesco? «Carlo voit le cardiologue ce vendredi. Son problème serait dû à un médicament homéopathique pour sa glande thyroïde qui l’empêche de dormir. Carlo s’est beaucoup reposé ces derniers jours et il s’est bien entraîné mardi. Mais certains symptômes sont inquiétants. Quand il est tombé dans les pommes, son cœur s’étant emballé. Cela mérite un examen plus approfondi chez le spécialiste, histoire d’être certain que le problème vient bien du médicament.» Pour le reste, rien à signaler sur le Wainage.


Un sommeil long de trente heures pour Di Francesco

N3 – Lambusart-Spirou B (ce soir, 20h30)

DOM A.

Carlo Di Francesco veut prendre sa revanche dans le derby. A.A.

Carlo Di Francesco, de Lambusart, joue de malchance. En avril, sa cheville l’avait privé du derby retour au Spirou B. Et lors du week-end écoulé, son bon match à Mons a été écourté par une syncope. 
 
« À l’arrêt jusqu’en juillet, j’avais pris dix kilos. Avec les grands-mères italiennes, on mange huit fois par jour. Alessio Bastianini en sait quelque chose. J’ai perdu les derniers kilos en trop sur les quinze premiers jours de la reprise, en août, mais j’ai eu du mal à revenir ensuite dans le parcours. Au début, je jouais avec un frein, par peur d’à nouveau me croquer la cheville. J’étais en train de trouver mes marques à l’aile quand ça m’est tombé dessus.  » 
Ça, ce sont deux chutes dans les pommes. « Le spécialiste m’a rassuré cette semaine. Il n’y a aucun problème au niveau cardiaque. Depuis quelques mois, je me sentais fatigué. Un petit souci a été détecté à la glande thyroïde. Le médicament prescrit doit être pris matin et soir. Il apporte une dose d’énergie élevée. Les premiers jours, le soir, je n’arrivais pas à m’endormir. Après avoir réussi mon Baccalauréat en économie, j’ai entamé un Master à Namur. Les journées sont longues. Pourtant, je ne ressentais pas la fatigue, masquée par le cachet du matin. Jusqu’à ce que le corps dise stop. J’ai avancé la prise du médicament à l’après-midi et tout est rentré dans l’ordre. Et puis, de vendredi à dimanche, j’avais dormi trente heures... Mais je me suis entraîné normalement cette semaine.  » 
Cette année, Fred Priels a décalé Carlo au 2. « C’était ma place naturelle jusqu’à ce que je passe de Braine (4 ans, après avoir débuté à La Roue, où j’habitais à 300m de la salle, mon frère y jouant et mon père Salvatore y étant dirigeant) à Fleurus, en cadets puis en R1. Au 2, je suis confronté à des gars plus physiques, plus grands. Mais je peux compenser par ma créativité. Je m’exprime mieux ballon en main, même si je travaille dur mon tir. J’adore crosser un adversaire en pleine course. C’est un peu normal, j’ai surtout appris le jeu sur les playgrounds bruxellois. Mais mon geste préféré reste l’assist. Et je constate que j’en réussis plus cette saison. Un ailier se retrouve souvent dans une position plus offensive. Cela provoque des aides. Il y a donc un équipier qui se retrouve isolé.  » 
La suite ? « J’espère jouer le plus longtemps en Nationale 3. Et peut-être plus haut, encore qu’il n’y ait plus beaucoup de clubs en nationale et que je préfère de loin l’ambiance ici. À Bruxelles, c’est chacun pour soi.  »

LAMBUSART - SPIROU B - N3

Sans Fusek et Lambot, SVP


La réaction de Di Francesco avant la pause n’a pas suffi. Casero et Charleroi ont eu le dernier mot.-ÉdA – Christophe Béka

Le Spirou a inversé la tendance en fin de match. Même en effectif réduit, les Carolos se sont battus. Lambusart a loupé le coche.

Lambusart - Charleroi : 62 - 64

19-11, 17-18, 17-20, 9-15

USL: Bastianini G. 5-0 (1X3) et A. 7-0 (1X3), Gonsette 3-0 (1X3), Di Francesco 4-8 (1X3), Poulain 3-7 (1X3), Nesbitt 4-5, Debèque 0-4, Bastien 0-2, Belli 8-0, Michielin 2-0.

SPIROU: Libert 3-2 (1X3), Diop 5-9, Morini 4-8, D’Hase A. 10-0 et R. 0-7, Mouton 2-0, Lefever, Casero 5-9 (1X3).

«Et en plus, Mouton, déjà diminué par un problème au poignet, doit jeter le gant au repos après s’être ramassé une balle sur la main.» Jaume Avino, le coach carolo, s’est donc retrouvé avec sept joueurs pour le second time, après avoir limité la casse au repos (36-29), ce qui n’était pas écrit d’avance. Privés de Fusek et Lambot, retenus par la D1 du Spirou, les visiteurs sentaient passer le boulet de la défaite au-dessus de leurs nuques en début de partie. À première vue concentré sur son sujet, Lambusart bousculait ses jeunes invités à 6-0 et 19-7 peu avant la 10e. Arnaud D’Hase, l’une des têtes d’Ottoman du coach, jumpait dans le corner et Diop, décidément à l’aise sur le Wainage, marquait sur le buzzer du premier quart: 19-11.

Un autre match débutait, plus équilibré mais toujours aussi imprécis. D’Hase était l’exception (24-19). Casero ajustait un moment la mire (29-26). À 31-29 sur un tir primé de Libert, Gianni Bastianini (boum) et Di Francesco, de manière acrobatique, redonnaient un peu d’air aux leurs: 36-29 au repos. Néanmoins, les Mineurs déjouaient de plus en plus, avant tout en précipitant au lieu de continuer à user la défense adverse.

Laborieux, le troisième quart ne modifiait pas la donne: 53-49. Dans la foulée, Charleroi inversait les rôles. Casero prenait ses responsabilités (4 sur 5 et 1 lancer franc sur 2 dans la dernière ligne droite, après un piteux 2 sur 13): 53-55. Malgré deux égalisations, l’USL laissait encore passer sa chance dans le money time.

OLIVIER DEBÈQUE

Des détails et des bêtises

«La douche froide. Nous avons joué à leur rythme, en précipitant en attaque. Nous perdons aussi trop d’influx sur des bêtises. Cela se joue finalement sur des détails. Carlo Di Francesco joue de malchance et Nesbitt loupe sur le rebond offensif. Mais nos adversaires n’ont rien lâché. Ils ont mordu sur tous les ballons. Casero joue bien le coup sur le tir décisif malgré la bonne défense de Carlo.»

MATHIEU LIBERT

À fond 40 minutes

«Même menés de 10 points, nous avons joué à fond et les efforts ont fini par payer. Nous mettons beaucoup d’intensité. Nous avons la chance avec nous dans le chassé-croisé de la fin de match. Mais nous allons chercher la victoire, notamment en nous appuyant sur une condition affûtée travaillée en semaine avec. Mathieu Bastien. Acquis sans Fusek et Lambot, ce succès est précieux point de vue moral.»

Dom.A



La tension monte sur le Wainage

Les Lambusartois ont très mal géré leur duel en homme contre homme. Charleroi en a profité.

Les Lambusartois ont très mal géré leur duel en homme contre homme. Charleroi en a profité.-ÉdA – Christophe Béka

Les Lambusartois ont déçu leurs supporters, leurs dirigeants et leur coach. Les Carolos, eux, tirent un bilan positif de ce derby.

C’était la soupe à la grimace à Lambusart au terme du revers concédé face à une demi-équipe, en forçant à peine le trait, du Spirou B de Charleroi. Jaume Avino le coach carolo, insistait d’ailleurs sur le fait que pour le même prix le résultat aurait pu être inversé. «Cela se joue peut-être sur des détails mais je constate qu’à 10 contre 8 et en ayant le match en main, nous avons perdu notre lucidité.» Se faisant le relais du comité lambusartois, Jean-Pierre Hoornaert insiste surtout sur le verdict. «Cela fait la deuxième fois que nous jouons avec les pieds de notre public. La gestion du match me pose problème mais je ne suis pas coach. Par contre, nous risquons de dégoûter les amateurs en laissant filer un match qui ne devait jamais nous échapper.» JPH n’a pas oublié qu’entre l’émergence du club dans les années 80, où la salle était remplie à ras bord, et l’époque actuelle, de nombreuses campagnes se sont déroulées devant des travées vides.

Fred Priels, sorti du lit pour le match (bronchite), insistait pour sa part sur les difficultés rencontrées en défense. «En n’étant pas capable de contenir le 1 contre 1, cela a provoqué des rotations qui, au moment du rebond, se sont souvent payées cash, un petit étant sur un plus grand, regrette le coach lambusartois. Malgré cela, nous aurions dû faire la différence en allant plus loin dans les systèmes, en poussant la défense adverse dans ses derniers retranchements. En précipitant nos actions, nous avons tendu la joue à l’adversaire, qui a sauté sur l’occasion et a pu développer son basket.»

Au Spirou, Avino savourait humblement. «Nous avons rectifié quelques-unes de nos erreurs à la reprise. Nous nous montrons aussi plus agressifs en allant chercher les lancers. Mais peu importe la manière dans un tel duel. Nous l’emportons sans Fusek et Lambot. C’est encourageant pour la suite.»