PROXIMUS SPIROU BASKET 74:71 USL - TDM2A (2016/17)
MATCH
W-E 22 & 23/10/2016
PROXIMUS SPIROU BASKET
74 : 71
USL - TDM2A (2016/17)
23-10-2016 15:00



Le derby remporté sur le fil

Lambusart loupe le coche au Spirou B

Le suspense a été total, hier à Jumet, encore plus que lors du premier derby de la saison contre Fleurus. Les nombreux spectateurs (à nouveau) présents en ont eu pour leur argent.  

Spirou B 74 Lambusart 71

Charleroi : Demirtas 9-4 (2X3), Casero 9-1 (3X3), Lambot 4-2 (1X3), Diop 4-7 (2X3), Morini 6-2 (2X3), Bronchart 3-0, Goffin 2-2, Walasiak 2-0, Robeyns 6-11 (3X3).

USL : Di Francesco 8-12, Nesbitt 8-2, Jadin 4-10 (2X3), Michielin 2-5 (1X3), Guillaume 4-3, Bastianini 0-5 (1X3), Depouhon 2-0, Gonsette 0-2, Bastien 6-0.

Cela peut aller très vite en basket. Pour preuve cette incroyable fin de match. Le derby semblait emballé à 69-61, sur un triple de Diop (son second dans le quart) réussi après que Priels ait demandé temps-mort. Il restait alors 3’35 à jouer. Cela sentait le roussi pour les visiteurs. Ces derniers en mettaient un coup en défense tandis que Di Francesco prenait feu (ou plutôt Fuego, son surnom). Le Ransartois allait chercher le bonus, trouvait Jadin et piquait une balle pour rappliquer à 69-68 en moins d’une minute. Michielin plantait un triple, Lambot n’exploitait pas complètement ses lancers, ce qui ne lui arrive pas souvent, et Nesbitt contrait Casero à 10 secondes de la sirène. C’était au tour de Wilmot de griller ses time-outs. À 4 secondes du terme (70-71), Demirtas poussait Di Francesco à la faute. Sami loupait le second lancer. Sur le rebond, Di Francesco récupérait la balle. Au moment de basculer à l’extérieur du jeu, le meneur balançait la balle sur son adversaire le plus proche. Un ref en décidait autrement : rentrée locale à 1’9’’. Demirtas était isolé à droite. À peine recevait-il la balle qu’il décochait un shoot tellement soyeux que le temps se figeait : explosion de joie d’un côté, effondrement de la toiture de l’autre.

Auparavant, les jeunes de Fred Wilmot avaient longtemps eu le match en mains. Lancés par trois tirs primés de Casero (ensuite bridé par les fautes), ils avaient résisté à la montée en puissance de Nesbitt et Di Francesco (22-20, 24-20 à la 10e). Robeyns et Demirtas permettaient aux leurs de conserver une dizaine de points d’avance : 45-34 au repos et 47-34, écart maximal. Un 0-13 collectif ouvrait la voie à un chassé-croisé de derrière les fagots (49-50 par Bastianini de l’arc, en reculant ; 55-54 par Robeyns, coup sur coup à trois points), avec l’issue que l’on sait. Les trois points font la différence (13 à 4).


La décision sur le buzzer

Demirtas et Jadin ont livré un beau duel mais le Carolo a eu le dernier mot à l’ultime seconde.
Demirtas et Jadin ont livré un beau duel mais le Carolo a eu le dernier mot à l’ultime seconde.

Charleroi a tremblé dans le troisième quart. Le verdict a donc été rendu dans les dernières secondes d’un derby de bon niveau.

Charleroi 74 - Lambusart 71

24-20, 21-14, 10-22, 19-15

CHARLEROI: Demirtas 14 (2x3), Casero 10 (3x3), Lambot 6 (1x3), Diop 11 (2x3), Morini 8 (2x3), Bronchart 3, Goffin 4, Walasiak 2, Robeyns 17 (3x3)

LAMBUSART: Di Francesco 18, Nesbitt 10, Guillaume 7, Jadin 14 (2x3), Gonsette 2, Michielin 7 (1x3), Bastianini 5 (1x3), Bastien 6, Depouhon 2

De la tournure des événements, cela ne pouvait se jouer que sur un coup de dés et ce fut le cas. Alors qu’il reste 1'7 secondes à jouer, Charleroi a une rentrée ligne de fond, la balle est «skippée», au-delà des trois points face à l’anneau, à Morini qui la volleye à Demirtas. L’ailier armait de très, très loin et secouait le filet au buzzer. Un dénouement heureux pour les Carolos, cruel pour des Lambusartois qui y ont cru jusqu’au bout. Très adroit à distance dans le premier quart, à l’image d’un Casero (3x3/3) brimé par les fautes (2 après 4 minutes), Charleroi va faire la course en tête dans le premier quart mais Lambusart n’est pas bien loin. Mais les Carolos accéléraient dans le second, Demirtas et Robeyns se mettaient en avant alors qu’en face, on semblait perdre un peu son basket, confondant, parfois, vitesse et précipitation, 45-34. Après le premier panier de Goffin, Lambusart ne laissait pratiquement plus rien passer et après 3'30, égalisait à 47 partout. Un triple de Bastianini le mettait même devant, 49-50. À partir de là et jusqu’au début du 4e quart, les deux équipes ne vont pas se lâcher. Charleroi faisait 63-56 à la 32e et encore 69-61 à 3'35 du terme, c’était sans compter sur l’envie lambusartoise, une bombe de Michielin à 1'20 faisait 69-71! Lambot et Demirtas tremblaient à moitié aux lancers, Lambusart avait les occasions mais c’est Demirtas qui avait le dernier mot.


Entre frustration et grande satisfaction

Sami Demirtas est surveillé de près par Julien Nesbitt.Le duel s’est décidé un coup de dés en fin de match.

Les Lambusartois ont joué leur match le plus abouti de la saison mais n’ont pu renverser des Carolos qui préservent leur brevet d’invincibilité.

Charleroi vacille mais Charleroi est toujours debout et surtout invaincu grâce à ce shoot «on the buzzer» de Demirtas. Certes, on pourra sans doute discuter de cette seconde et sept dixièmes qui aura semblé tirer en longueur chez des Lambusartois, forcément un peu frustrés, après la rencontre. «Une passe, un dribble et avoir le temps d’armer, bien sûr qu’on peut se poser légitimement des questions, déclare Fred Priels, le coach lambusartois. Après, on pourra discuter sur un tas d’autres sujets tel que l’arbitrage, le fait qu’on soit vite monté à quatre fautes dans le quatrième quart, permettant à Charleroi de se retrouver souvent sur la ligne des lancers. Qu’on ait fait ou non c’est faute, je ne discute pas de ce sujet.»

Des hommes en gris qui n’ont pas fait l’unanimité, même dans les rangs carolos. «C’était des deux côtés. On a été vite pénalisés, à l’image de Casero qui n’a jamais vraiment pu entrer dans la rencontre, si ce n’est les premières minutes où il a démontré qu’avec lui, la donne aurait peut-être été différente. Si on siffle des fautes à tout va, il ne faut pas s’étonner qu’à un moment donné, on voie deux équipes défendre en zone pour se protéger. C’est impossible de développer notre basket dans ces cas-là, appuie Fred Wilmot, l’entraîneur carolo. Maintenant, comme face à Fleurus, nous avons assisté à un vrai derby, avec des gens qui s’amusent. Sans Fusek, je le répète, nous ne sommes pas la même équipe et Lambusart au complet (Poulain était forfait) n’a rien à nous envier. Sur la fin, on a vu qu’un Jadin prenait les options et faisait jouer l’équipe. Il y a de la qualité en face, c’est indéniable et plutôt que de tuer le match quand nous en avons eu l’occasion, nous les avons laissés croire à un possible retour. On rate deux ou trois paniers faciles et eux en ont profité» Fred Wilmot, qui espère avoir de bonnes nouvelles ce mardi avec Fusek qui passera une écho.

Pour sa part, Fred Priels retiendra ce moins bon deuxième quart (21-14). «Nous nous tirons une balle dans le pied puis on revient avec de meilleures intentions, sans doute trop vite. Dans l’ensemble, nous réalisons un bon match, peut-être le plus abouti d’un point de vue du jeu. La pièce n’est simplement pas tombée du bon côté et ce fut tout sauf un revers négatif.» Concernant Jérôme Poulain, les nouvelles ne sont pas bonnes puisque l’ailier va devoir subir une intervention au genou.