USL - TDM2A (2016/17) 56:67 PROXIMUS SPIROU BASKET
MATCH
W-E 11 & 12/02/2017
USL - TDM2A (2016/17)
56 : 67
PROXIMUS SPIROU BASKET
11-02-2017 20:30

Charleroi doit soigner sa défense

Les Lambusartois doivent se transcender pour espérer déstabiliser le leader carolo.-ÉdA – Christophe Béka

Les Carolos partent largement favoris mais sont à la rechercher de leur meilleur basket. Lambusart, lui aussi, doit se reprendre.

Lambusart – Charleroi (s. 20 h 30)

On pourrait croire le Spirou B lancé à toute allure vers le titre. Le leader a en effet remporté les quatre rencontres disputées depuis la fin de la trêve des confiseurs. D’un autre côté, les trois dernières sorties ont à chaque fois turlupiné Frédéric Wilmot. À Fleurus, un premier time trop mou avait été effacé à la reprise. Par contre, tant à Vilvorde (79-81) que face à Belgrade (60-59), les espoirs carolos sont passés par un tout petit trou. À cette époque de la saison, alors que la dernière ligne droite se présente et que l’hiver bat son plein, il est courant de devoir chercher son second souffle. Il est à espérer que les Spirous retrouveront au plus vite leur concentration en défense, là où tout commence en basket. Car le programme à venir s’annonce décisif. Après le derby de cette semaine sur le Wainage, Oostkamp, concurrent direct pour le titre, et Mons-Hainaut seront attendus à Jumet. Le déplacement à Sijsele, l’autre candidat aux lauriers finaux, suivra dans la foulée. On y verra donc beaucoup plus clair au début du mois prochain.

Il faudra montrer un autre visage

À l’USL, le groupe évolue en mode alternatif depuis la reprise des hostilités, différée de deux semaines en ce qui concerne les Mineurs. Pour une prestation convaincante, face à Woluwe, il y a eu deux défaites en déplacement, à Wevelgem (un beau coup sur la tête chez le dernier, chiffres y compris) et à Loyers, au terme d’un duel nettement plus disputé mais remporté, de manière méritée, par les gars d’Étienne Louvrier. «Nous n’avons pas été bons. Nous manquons de constance des deux côtés du terrain. En défense, nous encaissons trop facilement en laissant bien trop d’espace, sommes trop souvent en retard sur les 1 contre 1. Devant, cela n’a pas été beaucoup meilleur. Carlo Di Francesco sort une première mi-temps de feu mais trop de mes joueurs l’ont regardé jouer, sans parvenir ensuite à prendre le relais. Nous jouons trop lentement à la reprise. Cela nous prive de contre-attaque. Nous dribblons trop, la balle ne circule pas assez et les systèmes prennent bien trop de temps à s’installer sur jeu placé.» Fred Priels ne jette pas la pierre à quelqu’un en particulier. Il constate juste que son équipe a déjoué. «Il faudra sortir une prestation d’un tout autre calibre pour bousculer le Spirou. Si nous laissons encore un mètre aux shooteurs, cela va faire mal.»


Une étape importante pour le leader carolo 

Les Lambusartois ne s’aligneront probablement pas au complet 

DOM ANCIAUX

Un des nombreux duels à l’aller...
A.ADAMS

Les derbies entre Lambusart et Spirou sont tout doucement en train de devenir des   classiques… dont il faut profiter pleinement au vu de la tendance actuelle. Les Espoirs de Frédéric Wilmot se rapprochent chaque semaine du titre. 

L’aller à Jumet avait donné lieu à un suspense de derrière les fagots. Le leader avait donné le ton sans parvenir à tuer le débat lorsqu’il en avait eu l’occasion. Du coup, les Mineurs avaient patiemment creusé la veine. Un triple en reculant de Bastianini avait replacé les visiteurs au commandement en fin de 3 e quart. La réplique avait fusé dans le chef de Robeyns et Diop. Il en fallait plus pour venir à bout de Di Francesco et Michielin : 69-71 à l’entrée de la dernière minute. Lambot et Demirtas profitaient à moitié des lancers. Sur le rebond, Di Francesco réclamait en vain une poussée dans le dos, en n’excluant pas, dans le feu de l’action, avoir été bousculé par un équipier.

La balle était rendue au Spirou et Demirtas arrachait la victoire à trois points pour un dénouement digne de l’aller de la saison 2014-15 quand Diop avait profité d’une mésentente locale (à 75-72, il fallait faire faute) pour forcer à trois points, sur le buzzer, la prolongation gagnante.

La saison suivante, le Spirou B avait encore investi la salle Hordies en s’imposant 62-64 au terme d’une longue course-poursuite alimentée (et emballée) dans la dernière ligne droite par Tito Casero. En résumé, l’Union réussit bien aux jeunes Carolos. De quoi alimenter un gros sentiment de revanche dans le chef des Lambusartois ?

« En temps normal, j’aurais répondu par l’affirmative en rappelant qu’à ce niveau de compétition, la barre est de toute façon placée haut à chaque sortie. Mais là, c’est un peu différent, même si nous aurons le couteau entre les dents samedi. »

Fred Priels fait en effet face à une « belle » série de soucis :

« Keevin Gonsette a effectué une chute à Loyers. Sans trop de gravité à première vue, jusqu’à ce qu’il se lève mardi et constate qu’un de ses avant-bras avait doublé de volume. Il va passer une échographie. Jeudi, Mathieu Bastien a également eu droit à un lever douloureux. Après l’alerte d’il y a 15 jours à Wevelgem, son genou a subitement gonflé. »

Et ce n’est pas tout puisqu’Amaury Jadin s’est chopé une gastro-entérite, toujours la nuit de mercredi à jeudi, et que le problème aux adducteurs d’Alessio Bastianini provient en fait d’une pointe d’élongation.

« Keevin, je n’y crois pas trop. Mathieu, cela peut vite évoluer d’ici samedi. Quant à Alessio, cela dépendra de ses sensations le jour du match. Mais en tout état de cause, mon groupe ne sera pas au top de ses possibilités. Je suis persuadé que nous donnerons le meilleur de nous-mêmes mais cela suffira-t-il pour gêner le leader? C’est toute la question. »

De son côté, Fred Wilmot avait tendance à rejeter la pression sur les épaules fleurusiennes avant d’embrayer, en apprenant les déboires unionistes, sur le danger d’affronter une bête blessée : « Lambusart possède une équipe assez complète sur le papier et la salle sera sans doute pleine. »


Un derby fort intense  

Le Spirou a attendu son heure pour cloisonner la fin d’un match longtemps ouvert 

DOM ANCIAUX

Les Lambusartois ont vendu chèrement leur peau. P.V.G

Le Spirou a usé les Lambusartois sur la   distance. Mais une   accélération à cheval sur les deux derniers quart-temps a

Lambusart 56

SPIROU Charleroi B 67

USL : Di Francesco 0-2, Nesbitt 3-0, Guillaume, Jadin 3-7, Michielin 5-0, Bastianini 3-4, Poulain 7-2, Debèque 0-2, Bastien 4-0, Depouhon 7-7.

Spirou : Demirtas 4-10, Casero 4-5, Fusek 2-2, Lambot 5-0, Diop, Morini 2-0, Bronchart 5-0, Goffin 4-2, Walasiak 4-6, Robeyns 3-9.

Devant une salle comble, le duel tardait à se débrider. Depouhon jouait juste. Précis de loin, Thomas jouait cependant de malchance face à Fusek. Lambusart cherchait la transition. Un triple de Robeyns, le Carolo le plus en vue avec Demirtas et Walasiak, renversait une première fois les rôles (13-16) mais Michielin déjouait le press et Bastien allait chercher les lancers : 19-18 à la 10 e . Le banc du Spirou accentuait son impact en début de deuxième quart et la défense se montrait de plus en plus vigilante, particulièrement sur Nesbitt. À 22-28, Depouhon secouait le cocotier, notamment via un assist aveugle pour Nesbitt. À 29-30, juste avant le repos, Lambot trouvait Bronchart à trois points. Mais un temps mort avait été demandé. Le rabiot de deux secondes suffisait à Bastianini pour armer victorieusement de la moitié du terrain : 32-33.

Le chassé-croisé s’installait à la reprise. Poulain interceptait, Jadin provoquait des applaudissements nourris. Walasiak répliquait en force. Guillaume ne parvenait pas à le contenir : 43-47 à la demi-heure. La malchance locale plus que le manque de précision, à première vue (car cela défendait fort au Spirou), était mise à profit par Demirtas et Robeyns pour amener dix points d’avance à 44-54. À 48-60, Lambusart se rebiffait (54-60). Toutefois, Morini piquait la balle (marcher au départ ?) et Depouhon loupait ses derniers essais de la grande distance. Demirtas jouait parfaitement le coup en allant chercher les lancers nécessaires pour juguler les ultimes velléités de révolte du groupe de Fred Priels, Casero fixant les chiffres sur un triple au buzzer.

Un écart trompeur

Au final, les onze points d’écart sont quelque peu trompeurs, encore que Charleroi a amplement mérité son succès. « Il est tout de même dommage que les refs aient un peu trop laissé jouer nos adversaires à certains moments. C’est frustrant car Charleroi n’avait pas besoin de cela pour l’emporter », commente Priels, par ailleurs énervé par l’intervention finale d’une groupie qui lui a griffé le cou. Wilmot, lui, n’a eu droit qu’à un mouchoir balancé devant le visage…


De l’intensité à défaut de précision

Donovan Walasiak a tenté de sonner la révolte chez les Carolos mais Lambusart a résisté.-ÉdA – Frédéric de Laminne

Lambusart 56 – Charleroi 67

19-18, 13-15, 11-14, 13-20

USL: Di Francesco 0-2, Nesbitt 3-0, Guillaume, Jadin 3-7 (1X3), Michielin 5-0, Bastianini 3-4 (1X3), Poulain 7-2 (1X3), Debèque 0-2, Bastien 4-0, Depouhon 7-7 (2X3).

SPIROU: Demirtas 4-10, Casero 4-5 (1X3), Fusek 2-2, Lambot 5-0 (1X3), Diop, Morini 2-0, Bronchart 5-0 (1X3), Goffin 4-2, Walasiak 4-6, Robeyns 3-9 (2X3).

Frédéric Priels avait fait part de son désir de retrouver un groupe plus en veine de réussite que ces derniers temps. Cela n’a pas vraiment été le cas. Les visiteurs tournent à 25 sur 65 (dont 5X3 sur… 32). Mais en face, les Mineurs de Fred Priels ont été contenus à du 20 sur 66. Côté qualité pure, beau jeu, le public ayant rempli la salle Hordies à ras bord n’en a pas eu pour son argent. Mais l’intensité et le suspense ont compensé.

Personne ne prenait l’ascendant en début de partie. Charleroi passait la première fois au commandement à 13-16, sur une bombe de Robeyns. Le press ne perturbait pas les visités. Bastien allait chercher les lancers, Walasiak fixant les chiffres sur un tip-in à la 10e (19-18). Goffin était bien servi à la reprise, Walasiak insistait et l’instinct de tueur de Demirtas amenait 22-28. Depouhon, toujours (malgré un brin de malchance dans ses 1 contre 1 face à Fusek), et Poulain inversaient la tendance avant le repos. Lambot trouvait le cadet Bronchart à trois points. Mais un temps mort avait été demandé. Deux secondes étaient rajoutées, laps de temps suffisant pour permettre à Bastianini de dégainer de la moitié du terrain: 32-33 au repos.

Le suspense atteignait son comble à la reprise. À 41-39 (Jadin), le débat basculait. Walasiak et Demirtas (43-47 à la 30e) puis le second nommé et Robeyns faisaient le plus dur: 48-60. L'USL s’accrochait à 54-60 avant de plier.